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Un moyen efficace de lutter contre le réchauffement climatique ? Découvrez la finance carbone ou comment réduire les émissions de CO2 en utilisant les mécanismes de marché. Parce qu'il est urgent d'agir au plus vite !

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Evolution du prix de la tonne de CO2

                                                                                                                             Source : Caisse des dépôts
L'évolution du prix de la tonne de carbone s'explique par différents phénomènes :
-    D’une part, on trouve la courbe rouge qui symbolise l’échec de la finance carbone lors de la première phase, c’est-à-dire la période 2005-2007. Le prix de la tonne de carbone s’est en effet littéralement effondré pour atteindre un prix extrêmement faible, indiqué ici à 1,26 euros mais qui côte aujourd’hui plus proche d’un niveau de 0,80 euros. A ce prix, la contrainte environnementale est nulle pour les industriels. Un tel prix s’explique par la survenance d’un krach lors de la dernière quinzaine d’avril 2006. Cette date correspond en effet premières informations rendues publiques par les différents pays : il en ressort ainsi qu’il y a eu une sur allocation de quotas sur la période, c’est-à-dire que les allocations de quotas ont été bien trop généreuses. Cette erreur s’explique par la jeunesse du marché.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

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-    Cependant, la Commission européenne a su tirer profit de ses erreurs comme le montre la courbe bleue. Les prix futures, c’est-à-dire les prix portant sur la seconde période (2008 – 2012), se maintiennent à des prix raisonnables, aux alentours de 20 euros la tonne de CO2. Il est important de souligner la fermeté dont a fait preuve la Commission européenne lors de la négociation des PNAQ de la seconde phase. Cette tendance s’est nettement confirmée depuis avec la validation du PNAQ italien par exemple, mais réduit de 7 % par rapport à la proposition initiale ou encore du PNAQ estonien avec une réduction drastique de 50 % par rapport aux chiffres proposés initialement. Aujourd’hui, 21 PNAQ ont été validés avec un plafond de 1859 millions de tonnes de CO2 autorisées à être émises contre 2055 millions de tonnes de CO2 initialement proposées par les différents pays.

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        Il convient également de souligner la particularité de ca marché que l’on qualifie d’effet ciseaux. Il s’agit de l’écart grandissant entre les deux courbes qui peut sembler étrange à première vue. Il s’explique par la « non-bancabilité » des quotas d’une période sur l’autre. En d’autres termes, le 31 décembre 2007, tous les quotas de la première période disparaîtront. Cela laisse présager une possible remontée des cours au comptant, c’est-à-dire de la courbe rouge, car si les allocations ont été trop généreuses au niveau global, il n’en demeure pas moins que certaines usines ont émis plus que leur allocation. Pour couvrir ce déficit, elles vont donc se porter acheteuse sur le marché du CO2, laissant envisager une faible remontée des cours en fin d’année.

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