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- Cependant, la Commission européenne a su tirer profit de ses erreurs comme le montre la courbe bleue. Les prix futures, cest-à-dire les prix portant sur la seconde période (2008 2012), se maintiennent à des prix raisonnables, aux alentours de 20 euros la tonne de CO2. Il est important de souligner la fermeté dont a fait preuve la Commission européenne lors de la négociation des PNAQ de la seconde phase. Cette tendance sest nettement confirmée depuis avec la validation du PNAQ italien par exemple, mais réduit de 7 % par rapport à la proposition initiale ou encore du PNAQ estonien avec une réduction drastique de 50 % par rapport aux chiffres proposés initialement. Aujourdhui, 21 PNAQ ont été validés avec un plafond de 1859 millions de tonnes de CO2 autorisées à être émises contre 2055 millions de tonnes de CO2 initialement proposées par les différents pays.
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Il convient également de souligner la particularité de ca marché que lon qualifie deffet ciseaux. Il sagit de lécart grandissant entre les deux courbes qui peut sembler étrange à première vue. Il sexplique par la « non-bancabilité » des quotas dune période sur lautre. En dautres termes, le 31 décembre 2007, tous les quotas de la première période disparaîtront. Cela laisse présager une possible remontée des cours au comptant, cest-à-dire de la courbe rouge, car si les allocations ont été trop généreuses au niveau global, il nen demeure pas moins que certaines usines ont émis plus que leur allocation. Pour couvrir ce déficit, elles vont donc se porter acheteuse sur le marché du CO2, laissant envisager une faible remontée des cours en fin dannée.