Axel Michaelowa, auteur d'un rapport sur l'application du protocole de Kyoto auprès de l'ONU met en cause les procédures d'allocation des crédits de CO2. Ces accusations portent sur un cinquième des crédits alloués, voire même plus pour des pays comme l'Inde (jusqu'à 33%). Dans le cadre des MDP, ces pays se contenteraient d'une simple validation de tous les projets au lieu d'un contrôle rigoureux. Il y a pire : de faux projets seraient également montés à partir de plagiat sur d'autres documents. De ce fait, les crédit affluent avec une provenance douteuse alimentant en abondance le marché.
M. Michaelowa prône ainsi un plus grand contrôle de la part de l'ONU, notamment la mise en place d'auditeurs libres. En effet, jusqu'alors, dans le cas indien, les sociétés d'audit étaient payées par les entreprises elle-mêmes d'où un environnement malsain et incitatif à la fraude. L'ONU a donc promis une plus grande transparence pour les projets à venir et un renforcement des contrôles des sociétés d'audit.